Rencontre avec Marc Goehring, Fondateur d’electronlibre
C’est dans les bureaux d’electronlibre, situés en plein centre ville de Lausanne que j’ai rencontré il y a déjà quelques temps, Marc, le fondateur de cette agence de communication interactive très active dans le domaine du web social.
Salut Marc, peux-tu te présenter pour les lecteurs de Multimedia-Certified.ch ?
J’ai 36 ans et je suis toujours célibataire. Je viens des Beaux-Arts. J’ai fais mes études en installation video. J’ai fais une spécialisation a l’ECAL en image de synthese. Je suis aussi un grand amateur de jeux vidéo.
J’avais fondé, une boite jeux video pour MAC: French Touch. Nous avions développé Water Race (en 1995 je crois). On était une dizaine de personne entre l’Espagne, la France et la Suisse.
Ensuite, je suis tombé dans le web via la technologie Flash. Puis electron libre est né, il y a environ 7-8 ans.
Parle-moi d’electronlibre…
A la base, electronlibre était un regroupement d’indépendants. On était 4-5 personnes. A partir du moment où on a eu nos premiers gros clients, on a du se structurer et electronlibre est devenu une entreprise. Il y a 3-4 ans on a été très excités par l’arrivée des concepts web 2.0, et depuis, nous nous sommes spécialisés dans ce domaine. Actuellement nous sommes une vingtaines d’employés, tous basés sur Lausanne.
Nous sommes une agence de communication qui travaille exclusivement avec des médias interactifs. Ainsi, on refuse catégoriquement les projets « print ».
Qui sont vos clients ?
La plupart de nos client viennent de l’industrie du luxe. Je peux citer par exemple Nespresso, Orange Communication, Rado, le TCS, l’IEC, la SSR, …
Comment tes clients abordent l’aspect du web communautaire ?
Ils commencent à comprendre que le monde change. On ne peut plus faire de la communication classique, là où on donne un message voulu, avec le public qui se le prend dans la gueule! On est dans une ère du dialogue entre consommateurs et marques. Donc, plutôt que de souffrir des blogueurs et des communautés généralistes (Facebook et ses semblables), ils préférent maîtriser ces canaux et leur communication via ces canaux.
Selon toi, quels dangers sont liés à la création d’une communauté virtuelle dans un but commercial ?
Le point sensible se trouve dans la transparence ! Il faut clairement indiquer que la communauté a été créée par la marque UnTel, et que l’espace dedié est là pour servir les amateurs de la marque. En échange de ses informations et de sa participation, l’internaute va y gagner : réduction, écoute (pour SAV), possibilité de proposer des améliorations pour les futurs produits, … La communauté virtuelle est là pour établir un dialogue entre les consommateurs et la marque !
Il faut aussi faire attention avec la protection de la vie privée. Cependant, la jeunesse actuelle n’a aucun soucis avec la transpance. Si la marque est claire sur ce qu’elle fait avec les informations données dans la communauté, ils n’hésiteront pas à renseigner leurs profils afin de permettre à la marque de mieux connaitre ses consommateurs.
On est arrivé dans un non-retour au niveau du comportement des utilisateurs. Le CMS était un graal. Aujourd’hui, publier sur le web est un jeu d’enfant ! en 10 min il est possible de porter sa voix aux oreilles de tous ! La stratégie de communication sur les plate-formes sociales est devenue cruciale pour les marques ! Elles doivent aller y écouter ce qui s’y raconte à leur propos, et être prêtes à y participer elles aussi (répondre aux commentaires, proposer des contenus, …).
L’intérêt des communautés virtuelles est de fournir un univers, autour de la marque et d’apporter de la plus-value à l’utilisateur vis-à-vis de cette dernière (conseils, bonus, …).
Peux-tu me citer 2 ou 3 sites / services web qui te sont indispensables au quotidien ?
- Facebook, je l’adore! Je m’ y amuse beaucoup, à titre privé ou profesionnel.
- Last.fm : je l’utilise pour découvrir de nouveaux artistes.
Et pour finir, peux-tu me citer 2 personnes que tu voudrais “rencontrer” sur Multimedia-Certified.ch ?
- Guy Dessaux, responsable production multimedia à la TSR
- Patrick Keller, de fabric.ch

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